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Dimanche 13 janvier 2008

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Présentation du projet

 

          Après deux ans passés au sein de l’ENSAIA (Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie et des Industries Alimentaires) à Nancy, j’ai souhaité mettre à profit l’année de césure qui m’est proposée entre ma 2ème et ma 3ème année d’études pour mener à bien un projet de développement rural dans des pays du Sud.

 

Ayant vécu 15 ans à l’étranger (au Mali, en Guyane et en Côte d'Ivoire), je me sens particulièrement concernée par les problèmes de sécurisation alimentaire et de développement économique et social des pays en voie de développement. De plus, ce projet « Structuration d’une filière pomme de terre en Afrique sahélienne » s’inscrit parfaitement dans mon projet professionnel puisque je vais effectuer mon année de spécialisation en Agronomie tropicale au CNEARC à Montpellier.

 

Après plusieurs semaines de recherche de stage au sein d’ONG et d’organisme de développement, j’ai été mise en contact avec  Bernard Jouan qui m'a présenté l'association Agro Sans Frontière et qui m'a proposé plusieurs projets en Afrique de l'Ouest, et plus particulièrement ce projet de structuration d'une filière pomme de terre en Afrique sahélienne. Ce projet, qui m'amènera à étudier les pratiques agricoles de plusieurs pays m'a tout de suite  intéressée. En effet, ce projet comporte de nombreux aspects (agronomique, technique, économique et humain) qui m'ont motivée. J'ai donc décidé d'effectuer un séjour de 4 mois au Mali, au Burkina et au Niger de janvier à mai 2008 afin de mener cette étude.

 

Ce projet me tient particulièrement à coeur puisqu'il concerne le développement agricole et rural de 3 pays du Sud, or ce type de projet est précisément une voie de l'agronomie dans laquelle je désire m'investir. Je souhaite apporter mes compétences et ma motivation aux agriculteurs que je rencontrerai en Afrique et à Agro Sans Frontières pour mener la mission qui m’est confiée.

 

Mes principaux objectifs sont de dresser un état des lieux de la filière pomme de terre au Mali, au Burkina et au Niger (marchés, quantités produites, techniques culturales, conservation, parasitisme, difficultés rencontrées, labels, regroupements de producteurs...) et de proposer des pistes d'évolution et d'amélioration afin d'aboutir à une meilleure structuration de la filière pomme de terre en milieu sahélien. Ces pistes d'évolution et d'amélioration proviendront aussi bien de connaissances agronomiques et d'études en cours que de la comparaison des techniques culturales maliennes, burkinabées et nigériennes.

Cette étude sera la plus complète possible, j'aimerais qu'elle serve de base à une campagne d'information et de sensibilisation en ce qui concerne la culture de pomme de terre en milieu sahélien auprès des agriculteurs.

 

Il serait également intéressant de croiser cette étude avec de précédentes analyses d'ASF. Je pense à l'utilisation de pesticides naturels (à partir du Neem) ou de biocarburants (à partir du Jatropha) pour la culture de pomme de terre. Ceci permettrait de développer plusieurs filières de manière conjointe et de mettre à disposition des agriculteurs des insecticides ou du carburant à un prix abordable, sans effets néfastes pour la santé ou l'environnement.

 

Pour cela, il faudra réaliser un état des lieux des ressources en pomme de terre au Mali, au Burkina et au Niger ainsi qu'une étude des besoins réels du marché. Je contacterai les collectivités locales, les associations et les entreprises susceptibles de participer à la réalisation de ce projet. L'action d'information et de sensibilisation sur place prendra forme à travers la réalisation d'un guide de vulgarisation sur la culture de pomme de terre, sa récolte, sa conservation et la lutte contre les agents pathogènes.

  

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Résumé

Ce projet est une analyse et une structuration d’une filière pomme de terre en Afrique sahélienne (Mali, Burkina et Niger). Je travaillerai avec le soutien de Bernard Jouan d’Agro Sans Frontières (ASF), qui m’a guidée dans le choix du sujet en avril 2007 et qui m’a fourni les premiers contacts sur place.

        Le projet choisi semble approprié au contexte malien, burkinabé et nigérien…
Si on veut tendre vers l'autosuffisance alimentaire et procurer des revenus en Afrique de l'Ouest, le développement des cultures vivrières de  diversification est indispensable. Les plantes à racines et tubercules méritent une attention particulière en raison de leur grand potentiel de production et des possibilités intéressantes de tenue après récolte.

             La pomme de terre, à l’exception de quelques zones spécialisées, demeure encore une « petite production » dont la consommation est souvent réservée à une clientèle aisée. Elle pourrait occuper une place plus importante dans les systèmes maraîchers sahéliens si un certain nombre de facteurs limitants étaient levés : accès aux semences, calendrier et pratiques de production, maîtrise du parasitisme, conservation, commercialisation, transformations, formation-organisation paysannes, habitudes alimentaires, etc.

             L’étude consisterait à dresser un état des lieux de la production, des organisations, des problèmes et des besoins dans chaque pays afin d'élaborer un projet global pour les années à venir. Les conclusions de l’étude feront l’objet d’un rapport qui rendra compte des résultats obtenus et des observations liées aux activités agricoles. Il proposera le matériel et les conditions les mieux adaptés à une culture de pomme de terre contrôlée et à moindre coût. La réalisation d'un guide de vulgarisation pour la culture de pomme de terre est également programmée.

          Les principaux coûts de ce stage au sein d’ASF résidant dans les trajets à effectuer pour rencontrer les parties prenantes du projet dans les différents pays et dans la mise en place d’éventuelles parcelles-test.

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Dimanche 13 janvier 2008

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* Le Burkina Faso

 

 

 

 

 

Etat d’Afrique occidentale

275 000 km2

11 856 000 habitants

Capitale : Ouagadougou

Ethnie principale : les Mossi

 

 

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Enclavé au cœur du Sahel, c’est un pays pauvre, souvent aride, domaine d’une agriculture vivrière (sorgho, mil, riz, niébé) avec quelques plantations commerciales (coton, arachide). L’élevage (bovin et surtout ovin) souffre des fréquentes sécheresses.

Cependant, des aménagements hydrauliques offrent beaucoup de possibilités de cultures maraîchères de saison sèche dont la pomme de terre. La zone la plus réputée se situe au Nord (Ouahigouhia) mais elle se pratique aussi dans d’autres régions (Bobo Dioulasso, Diapaga, etc).

 


* Le Mali

 

 

 

 

Etat d’Afrique occidentale

1 240 000 km2

11 677 000 habitants

Capitale : Bamako

Principales ethnies : Bambara,

Maures, Touareg

 

 

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Le Nord et le Centre appartiennent au Sahara et à sa bordure : c’est le domaine de l’élevage nomade (bovin, ovin et caprin), fondement de l’économie d’un pays  très pauvre, qui souffre notamment de l’absence de débouché maritime et de ressources minérales notables.

Le Sud, plus humide et mis partiellement en valeur par des travaux réalisés dans les vallées du Sénégal et du Niger fournit du mil et du sorgho, du riz, du coton et de l’arachide.

 

Les principales zones de production de la pomme de terre au Mali sont :

- la région de Sikasso au Sud Est, qui représente 80% de la production totale

- la région de Koulikoro près de Bamako

- la zone office du Niger (Ségou)

et plus récemment les régions de Mopti voire Gao et Tombouctou.

         

          Le marché de destination est essentiellement national (80%), et sous régional vers la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Sénégal et plus récemment la Mauritanie.



* Le Niger

 

 

 

 

Etat d’Afrique occidentale

1 267 000 km2

11 227 000 habitants

Capitale : Niamey

Principales ethnies : Haoussa et Songhaï (sédentaires) majoritaires dans le Sud, Touareg et Peul (nomades) dans le Nord

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Très étendu mais steppique ou désertique en dehors de la vallée du Niger, le pays, enclavé, vit très pauvrement de l’élevage, de quelques cultures (mil, sorgho et niebé) et de ses ressources en uranium.

 

Les cultures maraîchères hivernales sont développées dans les vallées et Dallols (vallées fossiles). La pomme de terre est pratiquée dans quelques zones : dallol Bosso (principalement autour de Bonkoukou), vallées et monts de l’Aïr au Nord (Tabelot) et plus récemment dallol Maouri (Dogondoutchi).

 


- II - Quelques chiffres sur la production de pomme de terre en Afrique sahélienne depuis 2003

 

Les données proviennent du site de la FAO. 
http://faostat.fao.org/site/567/default.aspx

 

 

 

 

 

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Dimanche 13 janvier 2008

Originaire de la Cordillère des Andes, la pomme de terre fut introduite en Europe au XVIe siècle par les Espagnols, et est cultivée actuellement partout dans le monde. Les principaux pays producteurs mondiaux sont la Chine et l’Inde, les principaux producteurs européens sont l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Angleterre, la France et la Belgique.

 


      - 1 - La plante

 

La pomme de terre (Solanum tuberosum) est une plante vivace à multiplication végétative appartenant à la famille des Solanacées. Cette plante à fleurs blanches ou violettes, à fécondation autogame, produit une tige souterraine vivace également appelée stolon dont les extrémités gonflées par des réserves d'amidon forment les tubercules comestibles.

Les tubercules constituent une réserve d'éléments nutritifs qui permet à la plante de survivre au froid, de repousser et de se reproduire; chaque tubercule possède de deux à dix bourgeons ou « yeux » disposés de façon hélicoïdale. Ces bourgeons se transforment en germes qui donneront à leur tour une nouvelle plante si les conditions sont favorables.

 

 

 


- 2 - Culture de la pomme de terre

La pomme de terre est cultivée pour la consommation dans une centaine de pays dont le climat est tempéré, subtropical ou tropical. Dans les régions tempérées, les pommes de terre sont plantées au printemps et récoltées à la fin de l'été. Dans les pays tropicaux, les meilleurs rendements sont obtenus entre 1800 et 2500 mètres d'altitude ou, à basse altitude, lorsque la plante est cultivée durant la période la plus fraîche. Le principal facteur limitant pour la production de pommes de terre est la température. On obtient les meilleurs rendements quand la température minimale diurne est de 18 à 20 °C tandis qu'une température nocturne inférieure à 15 °C est requise pour l'initiation du tubercule. La croissance de ce dernier est sérieusement inhibée par des températures inférieures à 10 °C et supérieures à 30 °C.

La culture de la pomme de terre implique une bonne préparation du sol. En général la pomme de terre est issue non pas d'une graine mais d'un plant, à savoir un tubercule ou un morceau de tubercule planté à une profondeur de 5 à 10 cm. La densité de plantation sur la ligne  dépend de la taille des tubercules et les rangs doivent être suffisamment espacés pour permettre le buttage. On utilise en général 2 tonnes de plants par hectare mais le sectionnement des tubercules, fréquemment pratiqué, dans les pays du sud, permet de réduire cette quantité.

Si on pratique la culture non irriguée de la pomme de terre dans une région sèche, pour optimiser les rendements on plante les plants sur un sol plat, qui assure une meilleure conservation des terres et des eaux, tandis que si la culture est irriguée, la plantation est faite en général sur des billons (butte entre deux sillons). Afin de protéger les sols, de lutter contre les plantes adventices et de réduire les pertes occasionnées par les ravageurs et les maladies, on pratique souvent la rotation des cultures pendant 3 ans ou plus en évitant les cultures susceptibles de développer les mêmes pathogènes que la pomme de terre comme la tomate.

La culture de la pomme de terre exige des sols bien drainés et bien aérés. L'utilisation des engrais chimiques dépend de la richesse du sol en éléments nutritifs. Il convient de maintenir un niveau d'humidité du sol relativement élevé. Pour donner de bons rendements, un cycle végétatif de 90 à 120 jours nécessite 500 à 700 mm d'eau. Le système racinaire de la pomme de terre étant peu profond, les plantes réagissent bien à une irrigation fréquente. Dans les régions tempérées ou subtropicales, une culture irriguée de 120 jours peut produire 35 à 45 tonnes/ha, rendement qui tombe de 15 à 25 tonnes/ha dans les régions tropicales.

Lorsque les feuilles de la plante jaunissent et que les tubercules se séparent facilement du rhizome, la plante est arrivée à maturité. Selon le volume de production, on récolte les pommes de terre avec une fourche à bêcher, une daba, une charrue ou des engins mécaniques qui arrachent le tubercule et le secouent pour enlever la terre.

 

 

 

Cycle de développement de la pomme de terre

 

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      - 3 - Propriétés nutritionnelles de la pomme de terre

 

Riche en amidon (réserve de glucides des végétaux) et en fibres, la pomme de terre possède les qualités d’un féculent : elle est source d’énergie progressive, favorise la sensation de satiété et le transit intestinal.

La pomme de terre est également riche en vitamine B1 - qui joue un rôle essentiel dans la transmission nerveuse et participe à la transformation des glucides en énergie - et en vitamine C, antioxydant qui favorise l’absorption du fer.

 

Apports nutritionnels moyens de la pomme de terre (pour 100 g cuits à l'eau)

Valeur énergétique

85 KCAL

Glucides

19 G

Protides

2 G

Lipides

0,1 G

Vitamines

 

B1

0,11 mg

B2

0,04 mg

B3

1,2 mg

B6

0,2 mg

C

13 mg

Minéraux

 

Potatium

410 mg

Magnesium

27 mg

Fer

0,80 mg

Manganese

0,17 mg

Cuivre

0,16 mg

Fibres

1,5 G

 


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Dimanche 13 janvier 2008

- 1 - 2008, année de la pomme de terre

 

Si la FAO a décrété que 2008 serait l’année internationale de la pomme de terre, c’est en réponse aux grands problèmes mondiaux tels que la malnutrition, la pauvreté et les menaces pour l'environnement… Problèmes qui risquent de s’accroître au cours des vingt prochaines années puisque la population mondiale devrait croître de plus de 100 millions d'habitants par an, dont plus de 95% dans les pays en développement où la pression sur la terre et l'eau est déjà très forte.

Un défi principal que doit relever la communauté internationale consiste, par conséquent, à garantir la sécurité alimentaire des générations présentes et futures, tout en protégeant la base de ressources naturelles dont nous dépendons tous.

Dans ce contexte, la pomme de terre semble être une des cultures les plus aptes à remplir ces objectifs :

- sa culture est parfaitement adaptée aux sites où les terres sont limitées mais où la main d'oeuvre abonde, conditions qui caractérisent une grande partie du monde en développement

- la pomme de terre produit la plus grande quantité de matière nutritive à l’hectare, par jour d’occupation du sol donc aussi par jour de consommation d’eau (85% de la plante est comestible pour l'homme, contre environ 50% pour les céréales)

- elle possède de bonnes vertus nutritionnelles

- la pomme de terre n’entre pas en concurrence dans les calendriers de travail avec les cultures vivrières traditionnelles de saison des pluies

- la demande de pomme de terre est en hausse. Si la consommation de pommes de terre a reculé en Europe, elle a augmenté dans le monde en développement, passant de moins de 10 kg par habitant en 1961 à 21,53 kg en 2003. Elle reste encore nettement inférieure à celle de l'Europe (93 kg/an), mais tout semble indiquer qu'elle enregistrera une forte hausse à l'avenir.

 

 


- 2 - Les principaux problèmes à résoudre

 

Problèmes généraux :

 

Accès aux sols, gestion de la fertilité, maîtrise des ressources en eau… sont des problèmes qui doivent être résolus pour permettre la culture de la pomme de terre dans des zones potentiellement intéressantes où la maîtrise des conditions environnementales constitue un préalable indispensable.

 

Accès aux semences :

 

La pomme de terre étant une plante à multiplication végétative, il est indispensable de pouvoir disposer à temps et à un coût acceptable de tubercules de semences (plants) de qualité génétique, physiologique et sanitaire convenable. Pour l’instant, l’essentiel du plant est importé d’Europe et en particulier de France. Le transport, les livraisons, les taxes, les marges et les aléas divers font que le plant arrive chez le producteur africain à un prix de l’ordre de 800 à 1200 FCFA le Kg, ce qui représente 60 à 80% du coût de production… et crée une dépendance vis-à-vis de l’extérieur.

 

Conservation :

 

La culture de la pomme de terre est en grande partie réalisée pendant la saison sèche et fraîche (octobre-mars), la production arrive sur le marché de manière assez groupée (de janvier à mars) et en l’absence d’un dispositif de conservation pour étaler la commercialisation, cela peut conduire à un engorgement momentané des marchés et à une chute des cours suivie peu de temps après par des remontées spectaculaires quand le produit est redevenu rare.

Ce problème de conservation, réel pour étaler la commercialisation de la pomme de terre de consommation est tout à fait crucial si on veut conserver une partie de la récolte pour la reproduction, ce qui suppose un stockage de 7 à 9 mois dans des conditions climatiques très difficiles, en l’absence de possibilité de recours au froid à des coûts supportables.

 


Gamme variétale :

 

La plupart des variétés existantes, bien que d’un excellent niveau de productivité, ne sont pas particulièrement adaptées à la conservation sous le climat sahélien. Seules quelques unes présentent une certaine rusticité et une bonne aptitude à la conservation  (Claustar et Désirée par exemple). Certaines variétés présentant en plus une résistance à des pathogènes ou au stress hydrique ne peuvent pas être utilisées en Afrique car elles ne sont pas inscrites au catalogue officiel et elles ne font pas l’objet d’une production de plant.

 

 

Parasitisme :

 

L’élaboration d’un programme raisonné de maîtrise du parasitisme passe impérativement par une bonne connaissance des problèmes, de leur distribution, de leur importance respective, des conditions de leur développement. Or, pour l’Afrique de l’ouest, nous n’avons encore qu’une connaissance imparfaite et incomplète de ces problèmes. Un travail considérable reste à faire.

 

Formation des acteurs et organisation de la filière :

 

La pomme de terre demeure une petite production, peu ou pas prise en considération dans les programmes gouvernementaux locaux. Or, la mise en place d’un réseau de compétences, avec des moyens de travail appropriés, ainsi que d’une organisation fonctionnelle pérenne de la filière sont des éléments indispensables pour que cette production occupe la place qu’elle devrait dans l’alimentation et l’économie de la sous-région.

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Dimanche 13 janvier 2008

Le programme du travail que je propose de réaliser s’organisera en 3 phases principales :

 

-        1 - Phase préparatoire en France

 

En France, au cours de l’année 2007 :

         - définition du sujet

         - prises de contact avec les porteurs du projet et  partenaires

         - documentation sur la pomme de terre en général et au Sahel

         - élaboration du projet, recherche de soutiens

 

-         2 - Phase de travail sur le terrain

 

De janvier à mai 2008 dans les 3 pays retenus.

Cette période permet de suivre concrètement la phase de culture, de récolte, de commercialisation, de mise en conservation.

Visites des principales zones de production traditionnelles et émergeantes.

 

-         Objectifs :

 

+ faire par zone de production un état des lieux des cultures des récoltes, de la commercialisation de la conservation, de la formation, organisation, accompagnement technique, etc. : points forts, points faibles, améliorations possibles

+ Faire un état des lieux des actions soutenues par ASF et SOC-I en matière de promotion des cultures de consommation d’une part et de l’organisation de la production de plants d’autre part.

Une attention particulière sera portée aux problèmes parasitaires et à la conservation

 

-         Méthode de travail proposée :

 

Entretiens, enquêtes, visites (à détailler)

Enregistrement et exploitation des données recueillies

 

 

-         Planning prévisionnel :

 

         + janvier :  tournée des zones de productions, rencontre des acteurs,

         + février-mars : travail approfondi sur quelques zones : culture, récolte, commercialisation :

                   - Mali : régions de Sikasso, région de Mopti

                   - Burkina : zone de Ouahigouya, Province de la Tapoa

                   - Niger : dallol Bosso (Bonkoukou), dallol Maouri (Doutchi), région d’Agadez (sous réserve) (Tabelot et Monts bagzanes)

         + avril : utilisations, conservation

         + mai :  suivi de la conservation, début d’exploitation des données

 

-        3 – Phase d’exploitation et valorisation

 

Mai 2008 et au-delà : sur place puis au retour,

 

         - recherche, si nécessaire, de données complémentaires

 

         - rédaction d’un rapport général de stage

 

         - mise en forme d’un guide pratique de production de la pomme de terre (incluant des adaptations « régionales ») qui sera soumis aux différents partenaires avant diffusion. Ce document doit constituer l’outil de référence pour la formation des acteurs (techniciens et producteurs). Fiches illustrées.

 

         - élaboration (en concertation avec ASF et SOC-I et les principaux partenaires français et locaux) d’un projet global à moyen terme pour développer la culture, résoudre un certain nombre de problèmes technico-économique, organiser un meilleur accès aux semences, améliorer (ou innover) les dispositifs de conservation, diversifier les utilisations culinaires, etc.

 

         - participation à des actions d’information et de sensibilisation en France (voire en Europe) : intervention, diaporamas, etc. (éducation au développement)

 


- VI - Budget prévisionnel

 

Pour mener cette étude j’ai prévu le budget suivant :

 

 

DEPENSES (en euros)

RECETTES 

Frais généraux                                                     600

(téléphone, internet, impressions, démarches…)

 

Frais de transport/voyage                                   

- Billets d’avion                                                    800

- Billets de train                                                    90

- Visas                                                                 180

 

Frais médicaux

- Vaccins (fièvre jaune, hépatite, typhoïde…)          200

-Traitement contre le paludisme                             150

- Pharmacie                                                           150

 

Frais logistiques sur place

- Nourriture                                                       1500

- Hébergement                                                    1000

-Trajets sur place                                                700

 

Apports personnels     
1000

 

Subventions à trouver
4370

Total                                                              5370 €

 


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Dimanche 13 janvier 2008

Morgane MOENNE

5 rue Jean Perrin

17140 Lagord

France

 336 89 04 10 82

moenne_morgane@hotmail.com

Née le 25/08/1986

Permis B

 

 

Elève-Ingénieur en Agronomie

 

 

                                                               FORMATION

 

  2007-2008 : Année de césure, stages à l’étranger

  2006-2007 : 2ème année à l’ENSAIA, pré-spécialisation « Agriculture et Milieu Rural »

  Sept. 2005 : Admission en 1ère année filière Agronomie à l’ENSAIA de Nancy

  (Ecole  Nationale Supérieure d’Agronomie et des Industries Alimentaires)

  Sept. 2003 à Juin 2005 : 1ère et 2ème année de classe préparatoire BCPST-Vétérinaire

                     au Lycée Michel Montaigne de Bordeaux

  Juin 2003 : Obtention du Baccalauréat Scientifique, mention Bien

 

EXPERIENCES PROFESSIONNELLES

 

  Septembre à Décembre 2007 : Stage au CIRAD Guadeloupe (station de Neufchâteau)

+ Amélioration  des méthodes de lutte fongicide contre la Cercosporiose jaune des bananiers

+ Etude de l’impact de la Cercosporiose jaune sur la durée de vie verte et la qualité du fruit

 

  Hivers 2005 et 2006 : Intérimaire pour Manpower et Vediorbis

 

  Printemps/été 2006 : 6 semaines de stage en tant qu’ouvrière agricole dans

         l’exploitation biologique et biodynamique d’Enio Ferretti à Carezzano (Italie)

 

COMPETENCES DIVERSES

 

Langues

+ Anglais :   Bien parlé, lu et écrit. Obtention du First Certificate Of English en 2006

+ Espagnol : Bien parlé, lu et écrit. Séjour de 3 semaines au Pérou en 2007

+ Italien :     Compréhension correcte

 

Informatique

+ Maîtrise d’Internet

+ Maîtrise des logiciels Word, Excel, Access, Powerpoint, Photoshop,…

 

                                                 AUTRES INFORMATIONS                                                   

 

2008 : Membre de l'association Agro Sans-Frontière

2006-2007 : Secrétaire de l’association Eco-Ecuador de l’ENSAIA dont le but est la   comparaison de l’organisation et de la gestion des parcs naturels français et des parcs naturels d’Amérique du Sud (voyage d’étude en avril 2007 au Pérou)

  1986-2001 : 15 années à l’étranger (Mali, Guyane Française, Côte d’Ivoire)

  Loisirs : Voyages, cinéma, théâtre, danse

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Dimanche 13 janvier 2008

- Présentation d’Agro Sans Frontières-Bretagne -

                                         Le Puits Berger, 35740 PACÉ

         tél : 0299606034, courriel : asfbretagne@orange.fr ou bmpjouan@orange.fr

 

 

Agro sans Frontières est une association nationale organisée en « délégations régionales ».

Ses principaux objectifs sont de contribuer au développement durable et à la sécurité alimentaire, dans les pays du Sud, en intervenant sur l’environnement (protection et gestion des ressources naturelles), sur l’amélioration et la diversification des productions (végétales et animales), sur les acteurs (formation, organisation, conditions de vie et de travail).

La délégation-Bretagne composée d’environ 200 membres (adhérents individuels ou associatifs) intervient principalement en Afrique Sahélienne : Mali, Burkina Faso, Niger, Sénégal, Guinées…

Elle travaille essentiellement en réseau et collabore avec une trentaine d’associations ou organisations, tant françaises que locales, auxquelles elle s’efforce d’apporter ses connaissances et son expérience.

 

Quelques types d’actions soutenues :

 

- 1 - Appui au développement et la diversification des cultures maraîchères dont la pomme de terre : approvisionnement et production locale de semences, conservation, pratiques culturales, accompagnement technique, etc.

 

- 2 - Appui à la création d’élevages familiaux ou associatifs sédentaires : aviculture, embouche (ovine, bovine).

 

- 3 -  Participation à des actions dans le domaine de l’environnement et de la gestion des ressources : protection des sols, aménagement de périmètres maraîchers, protection et valorisation du patrimoine arboré, etc. 

 

- 4 - Participation à des formations à tous les niveaux :

    + accompagnement technique sur place (technicien d’ASF), sessions de formation à l’occasion de missions, organisation de séjours de formation en France     
                
               + accompagnement d’étudiants français : stage BTS ou post BTS, école vétérinaire, mémoire de Master 2, année de césure des ENSA, etc.

 

- 5 - Education au développement : 10 à 20 interventions annuelles en France : Collèges, Etablissements d’enseignement agricole, collectivités, associations, manifestations diverses.

 

 - 6 - Appui à la valorisation des produits : participation à de petites expériences de « commerce équitable » : mangues séchées, confitures, fonio, échalotes séchées.

 

 - 7 -  Participation à la vie et aux activités de nombreuses associations intervenant en Afrique en apportant des appuis techniques ponctuels ou en y assumant parfois des responsabilités.

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Dimanche 13 janvier 2008

- Curriculum vitae -

 

         JOUAN Bernard, né le 23/05/40 à Grâces (Côtes d'Armor)

             Le Puits Berger, 35740 PACÉ, tél : 0033 2 99606034 

                  courriel : bmpjouan.asf_bret@club-internet.fr

 

- PRINCIPAUX DIPLÔMES :

Technicien agricole, contrôleur laitier et beurrier, inséminateur artificiel, Ingénieur Horticole,

Licencié es Sciences, Diplômé de microbiologie des sols.

 

- CARRIÈRE à L'INRA  (Institut National de la Recherche Agronomique):

- 1961: ACS : Agent Contractuel Scientifique ; - 1963: AS : Assistant de Recherches ; - 1967: CR : Chargé de Recherches ; - 1976: MR : Maître de Recherches ; - 1984: DR2 : Directeur de Recherches de 2ème classe ; - 1998: DR1 : Directeur de Recherches de 1ère classe.

 

- PRINCIPALES FONCTIONS A  L'INRA :

- Responsable et/ou organisateur de programmes de recherche sur les maladies des principales cultures annuelles de plein champ: céréales, protéagineux, colza, pomme de terre, lin, légumes (environ 130 articles scientifiques ou techniques).

- Directeur de 2 unités de recherche de 1979 à 1998 (environ 50 permanents et 20 stagiaires)

- Conseiller scientifique de laboratoires de la Protection des Végétaux.

- Délégué à l'Environnement pour le Centre INRA de Rennes.

 

- ENSEIGNEMENTS, FORMATIONS :

- Participation aux enseignements de 3ème cycle des ENSA et de l'Université: Maîtrise, DEA, DAA, DESS.

- Encadrement de mémoires et thèses sur la protection des cultures et sur l'Environnement, dont de nombreux étudiants, cadres, doctorants de pays du Sud

- Nombreuses interventions extérieures: formation permanente, colloques, milieux professionnels, collectivités, etc.

 

- PRINCIPALES RESPONSABILITES  « EXTÉRIEURES » :

+ Environnement : eau, agriculture durable, agriculture biologique : représentation, coordination de programmes.

+ Professions Agricoles, Organismes scientifiques : filières pomme de terre, légumes, céréales, oléoprotéagineux.

 

- ENGAGEMENTS dans les ASSOCIATIONS de DÉVELOPPEMENT et de COOPÉRATION:

 + Responsable et/ou membre actif de diverses associations :

       - Agro Sans Frontières (Agro-SF) : vice président national, délégué pour la région Bretagne ;

       - Association de Jumelage-Coopération Rennes-Plateau Dogon (AJCRPD) : CA, Bureau, projets ;

       - Association Ille et Vilaine-Mopti (AIVM) : CA, bureau, commission Projets-Perspectives;

       - SOC-International : membre du CA, conseiller scientifique ;

       - SOS-Assanah (région de Tombouctou): membre du CA, conseiller technique ;

       - Solidarité Rurale Burkina Faso-Morbihan (SRBFM) : membre du CA ;

       - Autres (adhérent, partenariat) : Soutien et Accompagnement au Développement en Afrique (SADA), Fédération Fraternité Dogon (FFD), Solidarité Niger, Trégor-Solidarité (Niger), Pain Contre la Faim, Pacé-Konna, Amis de Tougoumé, MATA (Niger), 2A-2D-Guinée, Vitré-Djénné, etc. 

+ Elaboration et suivi de projets de développement : maraîchage, pomme de terre, semences, aviculture, embouche, gestion de l’eau, etc. en collaboration avec de nombreux (environ 30) partenaires du Nord et du Sud

+ Nombreuses missions (2 à 3 mois/an) de suivi, formation, évaluation : Mali, Burkina Faso, Niger, Guinée, Sénégal, Algérie, Liban, etc.

+ Encadrements de stagiaires, de France et des pays partenaires (étudiants, ingénieurs, techniciens, doctorants) : approche globale du développement, filières spécifiques (maraîchage, aviculture), problèmes particuliers (parasitisme), etc.

Par Morgane - Publié dans : Le projet
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Dimanche 13 janvier 2008

Et voilà, après tant de temps à préparer ce projet, le jour du grand départ approche... je prends l'avion à Roissy mardi, 5h de trajet avant d'attérir à Bamako à 18h35, heure locale...

Cette semaine aura été mouvementée, entre le séjour sur Paris pour obtenir mes visas (finalement en 4 jours j'aurais réussi à avoir ceux pour le Mali et le Burkina, plutot correct non ? il faudra que je me rende à l'ambassade du Niger à Bamako), le médecin pour le traitement anti paludisme, la banque et l'envie de profiter un maximum de la famille et des amis avant de partir...

Je vous souhaite à tous une très bonne année 2008, année de la pomme de terre ! donnez moi de vos nouvelles et n'hésitez pas à me laisser des commentaires sur ce blog.

A bientôt,
Morgane

comment ça stressée ???!!!!

Par Morgane - Publié dans : Mali
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Mercredi 16 janvier 2008
Bonjour a tous,

un bref message pour vous dire que je suis bien arrivee a Bamako malgre une escale imprevue a agadir pr refaire le plein d essence (donc 2h de retard) et un trajet en avion tres agité... plus de bagages que les soutes et la cabine ne pouvaient contenir !

J'ai ete tres bien accueillie par amadou et sa famille ! g meme ma chambre av ventilateur, a la maison il y a l electricite et meme la TV satellite (ils connaissent bien l affaire sarko carla et meme la star ac !)... 

antoine me rejoint le 20 normalement.

mon numero de portable : 00 223 461 80 86

a bientot, la je suis chez le frere d amadou et on va chercher ses boeufs

DSCN5338.JPG

















bisous DSCN5345.JPG

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Par Morgane - Publié dans : Mali
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